2024

Du 09 / 05
au
03 / 11
/ 2024

Exposition Être là
Alexa Brunet, Cha Gonzalez, Arthur Mercier, Olivier Laban-Mattei

Dans le Grand Moulin – Inauguration le jeudi 9 mai

Quatre documentaires photographiques issus de la grande commande nationale Radioscopie de la France: regards sur un pays traversé par la crise sanitaire financée par le Ministère de la culture et pilotée par la BnF.


Quatre photographes, quatre regards, composant quatre récits conjugués au présent pour questionner le territoire. Ils étudient les nouveaux modes de vie, observent les frontières de la norme à la marge, interrogent l’époque et s’aventurent sur le terrain sensible et politique de nos valeurs.
Ils ont pour point commun d’être engagés auprès de personnes, ou de groupes qui ont choisi de vivre leur conviction, de redéfinir les notions de travail et de citoyenneté dans leur quotidien, avec humilité.
Certains ont choisi de s’exclure pendant que d’autres négocient avec un système uniformisé. Certains militent pour réinjecter du vivant dans la terre, redonner vie, pour revendiquer des valeurs humanistes. D’autres ont choisi de se réfugier dans la solitude, de fuir une modernité qui les asphyxie. Et d’autres encore se rassemblent le temps de réunir leurs corps qui leur procurent une raison d’exister.
Ils font des choix, des sacrifices. Ils sont là, tous convaincus d’être au bon endroit. Ils sont unis par le désir de faire autrement, de lutter pour un autre monde.

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Les grands séparés / Alexa Brunet

Marie a préféré renoncer à son métier que se faire vacciner contre le covid-19. Ben a décidé de s’installer dans un coin retiré du Cantal afin de subvenir par lui-même à tous ses besoins. François vit sans électricité, sans voiture, sans téléphone et sans montre pour vivre en toute liberté. Tom et Tine vivent dans l’abondance mais vivent sans argent. Gaultier et Marianne ont décidé de suivre l’appel du pape François pour incarner une écologie « intégrale » dans la campagne roannaise.
Tous ont un point commun : être dans le collimateur de la loi d’août 2021 dite « contre le séparatisme ». Leur désir de vivre selon leurs convictions, d’élever leurs enfants loin du « système », de se passer des organisations bancaires et étatiques, se couper des médias conventionnels et fuir les métropoles leur valent des réputations de « complotistes », de « bons sauvages » ou de « marginaux ». Pourtant, ils ne sont ni asociaux, ni dangereux – encore moins inadaptés. Qui sont donc ces hommes et ces femmes que l’État cherche à faire revenir « dans le droit chemin », celui du compte courant, de l’école publique, du smartphone, de la voiture et de la maison à crédit ?

Avec l’écrivain Marion Messina, Alexa Brunet, est partie à leur rencontre afin de comprendre un phénomène ultra-minoritaire qui gagne chaque année un peu plus de terrain dans un pays à bout de souffle et en panne de vitalité.

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Née en 1977, Alexa Brunet est une photographe française diplômée de l’Art College de Belfast en 1998 et de l’ENSP d’Arles en 2001. Elle réalise, depuis quelques années, des photographies symboliques qui mêlent l’absurde, l’humour et le poétique. A travers des images scénarisées, elle donne à voir son interprétation de sujets de société tels que les pièges de la technologie, l’habitat, les croyances ou les dérives de l’agriculture industrielle.
Alexa Brunet est régulièrement invitée en résidence et elle expose dans des musées et des festivals de photographie. Son travail a reçu de nombreuses distinctions. Elle a publié les ouvrages POST, ex-Yougoslavie, Dystopia et Abrégé des secrets aux éditions le bec en l’air, Habitants Atypiques aux éditions Images en Manoeuvres et En Somme aux éditions Diaphane. Ses images sont diffusées par Pink/ SAIF. Elle vit et travaille en Ardèche.

+ d’infos : www.alexabrunet.fr

Abandon / Cha Gonzalez

Abandon est une série qui étend ses racines jusqu’en 2010 dans un travail réalisé à Beyrouth sur les jeunes et leur rapport à la fête dans un contexte de mémoire traumatique de la guerre. Réflexion au long cours sur le rapport paradoxal entre désir d’extase et pratiques autodestructrices – à travers les fêtes, elle explore nos guerres intérieures, notre besoin de fuir la réalité, de vivre des expériences fortes, de retrouver une chaleur – pour combler un sentiment d’insatisfaction, de frustration sexuelle, de solitude. Parfois aussi de trouver une communauté, une appartenance, une famille, quelque chose qui transcende nos existences en manque de sens.

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Cha Gonzalez est née le 8 juillet 1985 à Paris. Elle passe son adolescence au Liban où elle réalise ses premières photos. Après le bac, elle rentre à l’École des beaux-arts de Bordeaux. Marquée par les manifestations contre le contrat première embauche (CPE) en 2006, elle se destine à devenir photographe de guerre. Elle poursuit ses études à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, dont elle sort diplômée en 2010 avec un travail sur les nuits à Beyrouth où elle essaie de parler de la guerre de manière indirecte en photographiant la vie nocturne des jeunes.
Avec Abandon, elle poursuit en France son travail amorcé aux Arts-Déco en prenant en photo les raves, des fêtes dans des lieux squattés et en marge où les fêtards s’abandonnent dans la danse, l’alcool et les drogues. En parallèle, elle travaille en commande pour la presse – d’abord pour le Wall Street Journal, puis pour Libération pour qui elle pige régulièrement depuis 2016. Elle travaille également avec Le Monde, Télérama, Le Temps et Elle, entre autres.

+ d’infos : www.chagonzalez.com

Zones Blanches / Arthur Mercier

L’enfer c’est les ondes.
Pour les personnes électro-hyper-sensibles (EHS), rien de pire que le contact avec les ondes électromagnétiques nécessaires au fonctionnement des téléphones portables, des antennes relais et du wifi. Migraines, dépression, insomnies, crises d’épilepsie voilà à quoi ils s’exposent. Bien qu’ils soient partiellement reconnus par les autorités sanitaires aucune solution ne leur est proposée.
Le seul remède contre ce mal est de fuir loin du réseau. Jusqu’alors ils tenaient tant qu’ils le pouvaient dans des territoires isolés et non desservis par les opérateurs, mais en 2023 de zones sans réseaux il n’y a plus. Caravanes en bordure de forêts, couvertures de survie sur les murs et fenêtres, combinaison anti-ondes, vie dans une grotte ou sans électricité, tous les moyens sont bons pour se protéger. À l’heure où le déploiement de la 5G réveille la question de la possible toxicité des ondes et alors que presque aucune étude n’est menée sur la question, Arthur Mercier vous propose une plongée au cœur de la réalité complexe des ostracisés du numérique.

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Jeune photographe vivant entre Paris et le Sud-Ouest de la France, Arthur Mercier a un rapport transversal à la création d’images.
Diplômé en études cinématographiques à l’Université de Bordeaux en 2011 puis de Nanterre en 2013, il a passé plus de sept ans à travailler sur les tournages de télévision et de cinéma en tant que cadreur et régisseur avant de se tourner vers la photographie.
Fort du sentiment de cohérence que cela lui apporte, il décide finalement d’en faire sa principale activité. En 2020 il rejoint l’EMI et la formation Reporter photographe – Photojournaliste documentaire pour compléter son apprentissage auprès de Julien Daniel et Guillaume Herbaut.
Grâce à la Bourse Laurent Troude dont il est lauréat en 2021, il réalise sa première série Icare qui se diffuse en festival et au travers d’expositions.

+ d’infos : arthurmercier.fr

Éloge de la lenteurOlivier Laban-Mattei

« Éloge de la lenteur » raconte la vie des petits paysans français soucieux de notre environnement et de notre santé, décidés à reprendre la main sur leur production afin d’assurer leur fonction nourricière auprès de la population. La dernière crise sanitaire a mis en lumière ces « premières lignes » indispensables à notre sécurité et notre souveraineté alimentaires. À rebours d’un marché mondial nourri à l’importation et l’exportation de denrées standardisées de mauvaise qualité, des paysans développent des initiatives locales destinées à créer des alternatives solides et durables au modèle dominant. Ce travail documentaire dresse un portrait intimiste et humain de ces sentinelles de la terre, garantes d’un monde meilleur.
S’intéresser aux petits paysans, c’est d’abord honorer la mémoire et l’histoire de ces femmes et de ces hommes qui, tout au long des siècles, ont fait vivre le pays, à la sueur de leur front, à l’image de son arrière-grand-père, Charles Battesti, muletier dans un petit village de Corse dont Olivier Laban-Mattei garde un souvenir puissant. S’intéresser aux petits paysans, c’est mettre en lumière celles et ceux qui s’inscrivent dans cette filiation tout en réinventant les techniques agraires pour les adapter aux besoins de notre temps. S’intéresser aux petits paysans, c’est enfin, par extension, penser un manifeste pour une société responsable, plus équilibrée, plus éthique et plus juste, dans le respect de notre environnement, pour le bien des générations futures.

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Olivier Laban-Mattei est photojournaliste depuis 1999. Après dix années passées à l’AFP à couvrir l’actualité internationale (guerres en Irak, en Géorgie, à Gaza, insurrection en Iran, tremblements de terre à Java et Haïti, cyclone en Birmanie, …), il s’engage, sur des projets au long cours, consacrant l’essentiel de sa réflexion à la question de la déstructuration des sociétés.
Entre 2013 et 2016, il travaille avec l’UNHCR et Solidarités International tandis qu’il poursuit ses collaborations régulières avec la presse française et étrangère. Il réalise en 2019 un film documentaire pour France 3 national, Apnée, sur les traumatismes psychologiques d’une victime de viol. En 2020 et 2021, il mène avec son fils Lisandru Laban-Giuliani, un projet au Groenland sur la société inuite contemporaine. Son travail a été récompensé à de nombreuses reprises, notamment par trois World Press Photo.
Il a publié deux livres, le premier en 2013, Mongols (éditions Les Belles Lettres) et le second, en 2024 (éditions Hemeria), Neige noire.
Il est membre de l’agence MYOP.

+ d’infos : www.myop.fr

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Inauguration le jeudi 09 mai

Tableau ronde animée par Alexandre Héraud, journaliste à Blast
Avec :
– les photographes : Alexa Brunet, Cha Gonzalez, Arthur Mercier, Olivier Laban-Mattei
Amélie Poinssot, journaliste à Médiapart, auteure de « Qui va nous nourrir ? »
– autres invités en cours de confirmation

Concert sous le chapiteau – Édouard Ferlet et Valérie Gabail

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Amélie Poinssot est journaliste et autrice. Ancienne correspondante en Pologne, puis en Grèce, pour plusieurs médias francophones (RFI, La Croix, AFP TV, Le Soir…), elle a été en première ligne de la crise grecque qu’elle a couverte pendant plusieurs années en habitant sur place. Elle à Paris, où elle a aussitôt pris en charge le premier conflit en Ukraine. Elle est l’une des premièrea continué à couvrir l’actualité internationale en rejoignant, en 2014, la rédaction de Mediapart s journalistes occidentales à se trouver en Crimée au moment où l’armée russe commence à occuper la péninsule, pour l’annexer.
Pendant les cinq années qui suivent, elle traitera, en se rendant régulièrement sur le terrain, l’actualité de différents pays européens, en se spécialisant sur les pays d’Europe centrale. En 2019 elle publie son premier livre chez Actes Sud, devenu une référence sur le Premier ministre hongrois : Dans la tête de Viktor Orbán (traduit en polonais et en hongrois).
Elle crée ensuite un nouveau poste à Mediapart, consacré aux questions agricoles et alimentaires. A travers ses investigations et ses reportages, elle chronique les désastres écologiques provoqués par l’agrobusiness et va à la rencontre de celles et ceux qui produisent tout en préservant les écosystèmes. Ce travail l’amène à publier début 2024 son deuxième livre, Qui va nous nourrir ? Au cœur de l’urgence écologique, le renouveau paysan (Actes Sud).
Qui va nous nourrir ? est un livre-enquête sur les raisons du déclin démographique du monde agricole et les verrous qui empêchent les nouvelles et nouveaux de s’installer dans le secteur, alors que de plus en plus de personnes, non issues du milieu, cherchent à reprendre des fermes, et à produire de façon plus écologique.

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Après des études  de piano et composition au Berklee College Of Music, Édouard Ferlet commence sa carrière de musicien professionnel.
Suite à deux premiers albums en leader, c’est au sein du Trio de Jean Philippe Viret qu’Édouard Ferlet va libérer sa singularité artistique (dix albums en 25 ans d’existence et deux Victoire du Jazz en 2011 et 2020). Avec la parution remarquée en 2012 et 2017 des deux albums solo « Think Bach », entièrement consacrés à la musique de Jean-Sébastien Bach, Edouard Ferlet révèle une nouvelle facette de son talent. Il poursuit depuis 2012 son exploration des rapports entre musique baroque et improvisation au sein du duo « Plucked Unplucked » avec la claveciniste Violaine Cochard (deux albums parus chez Alpha).
Édouard Ferlet prend à nouveau des libertés stylistiques avec un nouveau projet d’ampleur, PIANOÏD, dispositif à deux pianos, arpentant cette fois des territoires plus proches de la musique minimaliste, pop et electro. Édouard Ferlet s’investit également dans la pédagogie et la transmission. Il a co-écrit le livre « Résonance » aux éditions Billaudot autour des pratiques sensitives instrumentales. Il enseigne le piano et la composition au conservatoire de Malakoff.

+ d’infos : www.ferlet.com

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La carrière de la soprano française Valérie Gabail débute à l’âge de 15 ans par le jazz vocal et le théâtre musical, avant de se tourner vers la musique classique et baroque.
En 2006, elle est nommée aux Victoires de la Musique dans la catégorie « Révélation lyrique ».
En 2012, elle tient le rôle-titre de l’opéra vidéo-rock POP-PEA au Théâtre du Châtelet, aux côtés de Benjamin Biolay, pour lequel elle a enregistré plusieurs titres de ses deux albums Palermo-Hollywood.
En 2016, elle s’installe à Londres et obtient en 2019 un Master of Fine Arts en pédagogie vocale à la Royal Central School of Speech and Drama.
En 2023, elle est nommée professeure de technique vocale au Centre de Musique Baroque de Versailles. Elle tient également un premier rôle dans la comédie musicale « A Funny Thing Happened on the Way to the Forum” de Stephen Sondheim au Lido 2 Paris.
Elle collabore régulièrement avec le pianiste et compositeur français Edouard Ferlet.

Du 22 / 06
au 03 / 11
2024

Gast
Un roman de Julien Coquentin

Résidence Terre et Territoires # 4

Installation dans le Labyrinthe

© Evgeniia Senderovich

Le photographe écrit avec la lumière, dit-on. Sauf que, là, nous avons fermé la lumière pour qu’il ne reste plus que l’imaginaire. Et l’écriture.

Julien Coquentin, photographe aguerri à l’observation des territoires, a relevé le défi : ne pas photographier. Ecrire.

Il y a du polar dans le récit de Julien, du fantastique et des tragédies, de la tendresse et du temps qui passe. C’est au moulin de la Fontaine à Thoré-la-Rochette, au creux de la vallée du Loir, qu’une petite fille grandit et traverse l’Histoire, des années 40 à nos jours.

Ce travail vient clore le cycle de résidences Terre & Territoires, porté par deux structures en Centre-Val de Loire, Zone i et Valimage, durant quatre années consécutives.

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Inauguration le vendredi 21 juin

Installation sonore dans le Labyrinthe
Signature

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Né en 1976, Julien Coquentin consacre son temps à des réalisations à mi-chemin entre le documentaire et une écriture intime de la photographie. Ses principales séries ont toutes été publiées aux Éditions Lamaindonne : En 2012, l’errance urbaine de deux années dans les rues de Montréal, Tôt un dimanche matin, puis
Saisons noires en 2016, un projet dans lequel il explorait les rapports que l’on peut entretenir avec sa terre natale, Tropiques en 2019, une fiction mêlant photographies et nouvelles à la manière d’un conte et enfin Oreille coupée, publié en mars 2023, ouvrage construit sous la forme d’une enquête écologique et sociologique sur les traces du loup dans le Massif Central.

Pour acheter le livre GAST Résidence Terre & Territoires #4 dans Librairie

vendredi
13 / 09
samedi
14 / 09
dimanche
15 / 09

/ 2024

6e Rencontres Image & Environnement

Pour la 6ème année consécutive, pendant trois jours, Zone i propose un programme sur l’image et l’environnement.

Les Rencontres Image et Environnement, ce sont trois jours de festivités, un photo-concert, une fanfare, une conversation dans un petit train pour parler photographie et création, des projections de films sous le chapiteau et bien sûr la restauration, la buvette en circuit court…

Télécharger le programme complet ici

© Cyril Catalan

Le vendredi 13/09

Ouverture du festival avec des projections dans le  champ du Labyrinthe :
– Zone i invite une école de photographie – Présentation du Grand Prix de l’ETPA de Toulouse (École technique de photographie et d’audiovisuel)
Le Bal des Rejetons : plus de 30 photographes s’associent pour raconter la France sous toutes ses coutures. En présence de Nathalie Baetens, Alain Le Bacquer et Emanuelle Corne.

© Cyril Catalan

Le samedi 14/09

  • Photo-Jam Session : Zone i invite les photographes de tous horizons, de tout âge, à présenter un travail sous forme de projection. Une conversation avec le public s’ensuit. 10 photographes ont exposé leur travail sous le chapiteau

  • Une déambulation musicale et un concert avec la Fanfare Pierres et Fils

  • Un Photo concert : Mémoires
    De la Terre de feu à l’Amérique du nord, Arno Brignon et Rodrigo Gomez Rovira se retrouvent sur le terrain de la mémoire. Rodrigo rembobine le fil du passé lorsqu’il retrouve l’album de photographie d’un grand-père disparu. Arno s’engage dans une succession de road trip où il embarque sa famille dont les liens redéfiniront le voyage. Le duo Bertolino Le Gac, s’empare des images pour rencontre inédite, une création musicale originale. Ils ont accompagné en son et en musique les récits des photographes avec la vielle et la flute traversière dans une sorte de transe acoustique.

  • DJ Batatas Assadas : Curiosités musicales, hymnes internationaux et folies dansantes !

© Cyril Catalan

Le dimanche 14/09

  • Une conversation dans le train touristique de la Vallée du Loir animée par Brigitte Patient, journaliste du podcast Écoutez voir
    avec Arno Brignon, Olivier Culmann et Pablo Gubitsh .
    En face du moulin, nous prenons le train. Nous voyageons sur un réseau ferré, c’est notre réseau social pour communiquer, pour être ensemble. Le paysage de la Vallée du Loir défile, une invitation à la divagation, … un modeste voyage intérieur, un salon XXIème siècle pour faire bouger les idées.

  • Une dégustation de Vins du Domaine du Four à Chaux, appellation du Coteaux du Vendômois

© Cyril Catalan

Toute au long du week-end, trois studios photos

  • LA FATA MORGANA / Le Boucan des Arts
    Dans cette caravane, la Fata Morgana, vous êtes plongés dans l’obscurité pour mieux voir !
    À l’intérieur est reproduit le mécanisme de la vision. Vous contemplez et comprenez comment et pourquoi une image se forme. La Fata Morgana est une
    chambre noire dite : “camera obscura”. En vous y installant vous êtes invités à un voyage dans le temps, la science, l’histoire et l’art.
  • Le Bicyclophototroc / Antoine Bertron
    Ce photographe nomade mène ce projet itinérant à vélo et réalise des portraits argentiques à l’aide de sa camera-laboratoire.
  • À L’ORIGINE DU CŒUR / Collectif Trigone
    A l’origine, un battement cardiaque est dû à une pulsion électrique. A l’origine, une photographie est un déplacement de photons sur une surface sensible. C’est en liant ces deux idées et à partir des recherches d’Étienne-Léopold Trouvelot et de Hiroshi Sugimoto qu’est née l’idée de déclencher des clichés directement à partir du rythme cardiaque.

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« Si Rodrigo Gómez Rovira reste attaché à la dimension documentaire de ses travaux, il lui donne toujours une portée littéraire. Car, finalement, le temps et la mémoire sont au cœur de ses préoccupations et guident les assemblages d’images qu’il élabore comme des récits tour à tour poétiques et narratifs, émotionnels et descriptifs. Une reconstruction temporaire qui offre une narration que le lecteur doit élaborer. Un passé vu sans nostalgie accompagne un présent plus basé sur des impressions et des points de vue que sur de la matière documentaire. »
Christian Caujolle

Plus d’infos : Rodrigo Gomez Rovira / Agence Vu’

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De son expérience d’éducateur dans les quartiers de Toulouse, Arno Brignon (1976), conserve un appétit pour les travaux construits de manière collaborative, souvent dans le cadre de projets d’ateliers et de résidences ancrés dans des contextes urbains ou ruraux. Graduellement, le photographe se dirige vers un onirisme assumé, embrassant le hasard, cherchant l’accident. Récemment, c’est avec sa famille qu’il part en voyage photographique aux États-Unis pour un road movie (Us, 2018-2022) où la photographie tient lieu de liant, tant avec des inconnus croisés sur le chemin qu’avec les membres de sa famille. Son usage de films argentiques périmés, produits d’une industrie passée, confie son acte photographique à l’érosion de la pellicule, laissant place à l’œuvre du temps.

Plus d’infos :  arno-brignon.fr

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Gurvant Le Gac est un musicien compositeur breton au parcours riche et fertile, formé à la flute traversière en bois par Jean-Michel Veillon et Jean-Luc Thomas. Pierre-Laurent Bertolino a commencé la vielle à roue de manière autodidacte ; son parcours artistique prend forme à Marseille dans la fin des années 1990.

Aux alentours de 2016 nait le duo Bertolino Le Gac, , ils enregistrent l’album «Lumes» en 2017, puis « Ubiquité » en 2020.

Plus d’infos : bertolinolegac.bandcamp.com/

Éducation Artistique et Culturelle

Du
09 / 07
au
13 / 07
/ 2024

Atelier Peintures Naturelles

Dans le Labyrinthe de Zone i

Animé par Samuel Gatouillat (Association Les Mains Sachantes), artisan du patrimoine, qui accompagne et partage son savoir-faire.

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Participation : Centre Culturel des Rottes

Du
09 / 07
au
13 / 07
/ 2024

Journal d’un héros

Un atelier d’Alexa Brunet
pour les Centres de Loisirs des Territoires Vendômois

La photographe Alexa Brunet a mené un atelier d’écriture et de création photographique destiné aux enfants. Les jeunes participants étaient invités à créer leur propre « journal », imaginer le « héros » qui leur ressemble, à inventer un récit de mots et de photographies polaroïd en utilisant une carte des environnements du Moulin de la Fontaine, lieu naturel et patrimonial propice à cet imaginaire. Il s’agit pour chacun et chacune d’interroger leurs identités, leurs convictions et leurs rapports au territoire.

Workshops pour professionnels

Du
09 / 07
au
13 / 07
/ 2024

VU’Education x Zone i

Approche pratique de la scénographie d’exposition
Un stage de Mónica Santos

Alors que la multiplication des lieux, des contextes, des techniques de tirages et des procédures de monstration permet le déploiement de nombreuses possibilités d’expositions, la scénographie est un enjeu majeur de présentation au public d’un travail photographique.

Dans un espace qui offre de multiples possibilités d’agencement, il s’agit de déterminer et de mettre en oeuvre des procédés de narrations, de séquences, de rythmes et de structurations.

Dans ce stage, Mónica Santos, commissaire, scénographe de nombreuses expositions photographiques et co-directrice de Zone i, a amené  un groupe de 8 participants à réfléchir, à partir d’exemples et d’exercices pratiques, aux enjeux des différents choix qui se présentent à vous lors de la conception et de la production d’une exposition : depuis la sélection des photographies, des types, supports et formats des tirages, des encadrements, de la disposition des œuvres, des éclairages, des textes, du graphisme, …

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Mónica Santos est née dans une famille de voyageurs. Imprégnée de cultures diverses, elle s’est nourrie des regards pluriels qu’elle a croisés sur son chemin. Elle évolue sur plusieurs registres professionnels au service de l’expression artistique, la sienne ou celle des autres. Sensible aux projets utopiques et périphériques, elle recherche le hors-cadre et continue, plus que jamais, à défendre la possibilité d’un monde autre.
Depuis 2005, après une licence en Histoire de l’art à l’Université de York, au Royaume-Uni, et des Beaux-arts à l’Université Complutense de Madrid, elle développe une activité professionnelle comme commissaire d’expositions, graphiste et scénographe indépendante et, plus récemment, comme dessinatrice.
En 2018, par désir et nécessité de s’éloigner de la ville, d’interroger sereinement nos modes de vie, elle crée avec le photographe Mat Jacob, Zone i au Moulin de la Fontaine dans le Loir-et-Cher, un espace culturel dédié à l’image et l’environnement, dans un cadre patrimonial d’exception.

Plus d’infos :
www.monicasantos.fr

Ateliers tout public

Samedi
01 / 06
/ 2024

Atelier soudure / zone INVERTED
avec Roland Drover

Fabrication d’un barbecue :

– Découverte et initiation aux principes de base de la soudure
– Préparation et découpe d’une bouteille de gaz
– Conception et soudure d’un piètement
– Assemblage et finition

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Electricien, déménageur, animateur scientifique,marchand de jouets, inventeur de monocycles, etc … Drover Roland a fait beaucoup de choses avant de décider de devenir recycleur du temps qui passe et bidouilleur hétéroclite à plein temps. Reconverti dans la soudure après une longue période de commerce de proximité, il découvre le non-respect des règles de ce métier difficile et utilise son savoir-faire loin des coques de bateaux et des industries marines de Brest.

Plus d’infos : droverland.weebly.com

Projections, Concerts & Bals

Dimanche
19 / 05
/ 2024

Cinéma
Au cœur des volcans
: Requiem pour Katia et Maurice Krafft

– Werner Herzog

Cinéma sous le Chapiteau

Séance de cinéma organisé en collaboration avec 41 Images par seconde

Samedi
25 / 05
/ 2024

Bal au moulin
avec Zèbre Vert

sous le Chapiteau

Scottish, cercle circassien, andro… et segas de l’Île de la Réunion. Les arrangements proposés s’appuient sur des mélodies appréciées des deux artistes, qu’elles aient été composées il y a des siècles ou quelques semaines.

Ça gronde, ça chatouille, ça rit, ça vibre, ça transe, ça chaloupe… ça respire !

Un bal folk organisé en collaboration avec Notes Vagabondes : de musique à danser et à écouter!

Samedi
21 / 09
/ 2024

Bal au moulin
Superphosphate

sous le Chapiteau

SUPERPHOSPHATE c’est un bal électro-trad, une rêverie 8 bits, comme une grosse boum de fin du monde.

Un bal réalisé en collaboration avec Notes Vagabondes.

Samedi
1 / 06
/ 2024

Cinésia

dans le jardin du Moulin et le Chapiteau

Un concert de musique folk du musicien tourangeau Jean Vivier, suivi de la restitution de projets issues des
résidences de création du collectif Cinésia avec une projection de courts-metrages de réalisateur·ices du
vendômois, dont une création 2023 de l’artiste Martijn Van Elferen : Du monde, des nuages, présentée en cineconcert.
Un concert de l’artiste queer Angie St Pepito et la DJ Longneck ont clôturé la soirée.

Vendredi
14 / 06
/ 2024

Soirée d’ouverture de Gare à la Rochette
organisé par Figures Libres

Concert dans le champ du Labyrinthe

Le festival Gare à la Rochette répond à la volonté de réconcilier le concept de festival populaire avec la culture pour tous sur le territoire de Thoré-la-Rochette. Avec une programmation pluridisciplinaire, Gare à la Rochette c’est bien plus qu’une fête de la musique : concerts, ateliers pour les enfants, ciné-concert, mix, graff, train touristique, bar & restauration…
Soirée de lancement du festival à Zone i !

Ce projet est porté par l’association Figures Libres.
Plus d’infos : www.figureslibres.org

Jeudi
11 / 07
/ 2024

Concert de Dumka

Dans le jardin du Moulin

DUMKA est un quintette mélangeant des instruments à anches (saxophone, clarinette), des cuivres (trompette, tuba) et une batterie. Cet ensemble puise dans les sources musicales populaires des Balkans, d’Espagne, d’Amérique du Sud, mais s’amuse aussi à retranscrire des pièces de compositeurs »classiques » qui se sont inspirés de musiques populaires tels que Tchaïkovski, Bizet, Bartok… La formation permet à la fois l’intimité de la musique de chambre et l’esprit festif d’une fanfare joyeuse.

Rémi Delangle : clarinette
Eva Barthas : saxophone
Fabien Verwaerde : trompette
Jérémie Dufort : tuba
Clément Brajtman : batterie

Jeudi
25 / 07
/ 2024

Festival Quatuor à Vendôme
+ MurMur

Concert et performance sur l’île

Le Festival Quatuor à Vendôme – Quatuor Momo

Le festival invite à sillonner la ville de Vendôme et ses alentours, en faisant résonner ses hauts-lieux tant en intérieur qu’en plein air. Les cinq premières éditions ont accueilli des artistes tels Lise Berthaud, Juliette Hurel, Emmanuel Ceysson, Vincent Segal, Kevin Seddiki, Adam Laloum, Jodie Devos, David Enhco et Thomas Enhco.

MurMur

Dans le cadre des Olympiades Culturelles 2024, la compagnie in-SENSO Odile Gheysens propose un spectacle de danse verticale sur mur d’escalade. Dans MurMur, et en collaboration avec des grimpeurs et des danseurs locaux, ils créent un tableau vivant sur mur d’escalade, autour de la danse et du chant, un jeu de suspensions et un flux continue nous laissant imaginer des dessins vivants.

Du
09 / 05
au
03 / 11
/ 2024

Zone LivreLa Tiny Bibliothèque Photo

Dans le jardin du Moulin

La Tiny Bibliothèque Photo, 2023

La Tiny Bibliothèque Photo est un petit espace de lecture, confortable et soigné, un lieu de recueillement, un refuge, une cabane à histoires, pour donner à voir à un large public de tout âge.
Elle a été conçu par l’artiste vendômois aux multiples compétences Jean-Philippe Mauchien, assisté de Léo Guillet.
La bibliothèque est réalisée dans le souci de l’environnement avec des matériaux écologiques et prône l’habitat alternatif avec une empreinte carbone faible.
Cette construction répond à des critères autant esthétiques qu’environnementaux, et découle d’un désir de création…
La bibliothèque photo se veut ludique et sérieuse, culturelle et concernée, au cœur d’un îlot de végétation en milieu rural.
Elle se déplace sur le site de Zone i au gré des événements.
Nous observons la richesse de l’activité éditoriale ces dernières années, nous nous efforcerons de communiquer le dynamisme et la passion des éditeurs pour leur métier.
La collection de la Tiny Bibliothèque Photo a été constituée grâce à la générosité de Maisons d’édition et de Fondations et grâce aux nombreux photographes qui ont fait don de leurs ouvrages.

Un grand merci à tous les donateurs !

– Delpire & Co
Fonds de Dotation Neuf Cinq / Robert Delpire & Sarah Moon
– Fondation Neuflize OBC
– Filigranes
– Textuel
– Lamaindonne
– Le bec en l’air
– Atelier EXB
– The Eyes Publishing
– Ediciones Anómalas
– Relations Media – Catherine et Prune Philippot
– Collectif Tendance Floue
– Actes Sud
– Les éditions de juillet

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Artiste vendômois, tour à tour dessinateur, bricoleur, photographe, éleveur de chèvres, graphiste, architecte et paysagiste, Jean-Philippe Mauchien explore dans ces différentes pratiques les liens entre l’Homme et la nature. Passionné par les volumes et les espaces, il interroge ses divers champs d’activité avec un mélange de rusticité et d’élégance.

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