2019

Du
04 / 05
au 02 / 06

Rencontres Image & Environnement 2019

Le samedi 4 mai 2019 a été inauguré le premier événement de Zone i.

Il y eu une exposition de photographies dans le moulin et sur les îles sur le Loir, une installation vidéo, une table ronde, un atelier pour enfants, un concert en collaboration avec Figures libres et les musiciens Pierre Lambla et Sacramento Knoxx — slameur amérindien de Detroit USA —, et aussi des projections nocturnes en musique avec DJ XTron (Tours) et deux buvettes !

Tout le monde a un avis sur l’environnement car tout le monde se sent concerné par sa température de cuisson. À la source de toute discussion, de toute idée, se niche un besoin imminent d’agir. Il y a urgence climatique. Chacun peut-il y remédier ? (…)
C’est ce à quoi tendent ces Rencontres Image et Environnement, espérant qu’invités et inattendues se rencontrent sous un même arbre, pour évoquer aussi bien l’imaginaire que l’immédiat.
(Camille Anginot)

La journée d’inauguration Samedi 4 mai 2019 :

Vernissage de l’exposition « Un monde qui se noie » par Gideon Mendel
— Du 4 mai au 2 juin 2019

Présentée en intérieur, dans la salle principale du moulin, et en extérieur, sur les îles du Loir, l’exposition « Un monde qui se noie » de Gideon Mendel explore la dimension humaine du changement climatique en se concentrant sur les inondations par-delà les frontières géographiques et culturelles. Gideon Mendel s’intéresse à l’impact personnel que peuvent avoir les inondations plutôt que d’entreprendre une description littérale des zones sinistrées. Une façon d’évoquer notre vulnérabilité commune face au réchauffement climatique et d’interroger notre idée de la stabilité dans le monde.

Né à Johannesburg, Gideon Mendel vit actuellement à Londres. Depuis 2007, il travaille sur le projet « Drowning World » (« Un monde qui se noie »). Il documente les conséquences du changement climatique qui l’amènent à voyager dans toutes les parties du globe sinistrées par des inondations.

Table ronde « Et maintenant ? »

Local ou global ? Individuel ou collectif ? Quelles luttes pour stopper la dégradation de la planète ? Quelles actions pour faire face à l’urgence écologique ? Quelles inspirations pour inventer le futur ?

Animé par Cécile Cazenave, journaliste spécialisée sur les problématiques liées à l’environnement, quatre intervenants ont débattus sur le sujet :

Gideon Mendel – photographe sud-africain.
Christine Lévêque Bourdier – journaliste, ancienne cheffe du service Amérique Latine de Courrier international, a ensuite travaillé pour Amnesty International Paris. En 2017, elle lance l’association Le Comptoir des Cocottes à Thoré-la-Rochette, qui soutient l’agriculture locale et s’engage pour rendre accessible à tous une alimentation saine et respectueuse de l’environnement.
Frédéric Madre – ingénieur écologue spécialisé dans la biodiversité et la végétalisation urbaine, est membre de La Maison Botanique de Boursay, située au cœur du Perche vendômois, qui étudie les relations entre les hommes et les plantes.
Sylvan –  membre du mouvement Extinction Rebellion qui lutte contre le réchauffement climatique par des actions de désobéissance civile pacifique.

Atelier pour enfants

Infographies photographiques par Louise Allavoine & Claire Delfino.
Les photographes Louise Allavoine et Claire Delfino ont animé un atelier pour enfants de 7 à 15 ans. A partir des images de la série « Le climat vu de ma fenêtre », les enfants ont construit leurs propres infographies photographiques sur les enjeux climatiques.

Concert

Le Festival Charivari concourt à la volonté d’amener une vision du jazz instinctive dans de nombreux lieux et territoires. Salle des fêtes, médiathèque, bar de village, concert chez l’habitant, lycée agricole, caravane — et moulin ! — sont autant de décors qui jouent leur rôle sur les concerts proposés où l’expérience devient unique chaque soir. En 2019, à Thoré-la-Rochette, les artistes du festival ont participé aux croisements d’artistes internationaux de Detroit et des collectifs de la Région Centre via le projet « Joue la Collectif ». Ce projet est porté par l’association Figures Libres, qui s’attache à développer et à animer la vie culturelle vendômoise autour des musiques actuelles, et par le saxophoniste et improvisateur défricheur Pierre Lambla.

Projections

A la tombée de la nuit, le trio Bruno Bellenoue, Matthieu Carré & Matthieu Schreibert, passionnés d’images, ont projeté sur la façade du moulin un mix d’archives soigneusement sélectionné sur le thème de la zone inondable.

DJ

Jusque tard dans la nuit glaciale, Dj XTron a réchauffé la soirée pour les nombreux invités qui ont pu se restaurer aux buvettes installés dans le jardin.

dimanche
14 / 06
/ 2019

Les Siestes Electroniques

Avec Les Îlots Electroniques, Dj XTron et Figures Libres

En guise d’after du mythique Gare à la Rochette, rendez-vous convivial et musical qui se déroule chaque année à 300 mètres de Zone i, les Siestes Électroniques ont eu lieu le dimanche 16 juin 2019 dans le jardin du moulin.

+ d’infos : www.figureslibres.com

du 23 / 07
au  21 / 09
/ 2019

« La Sirène d’Auderville »
Une exposition et un film de Sarah Moon

Programmé dans le cadre des Promenades Photographiques 2019, La Sirène d’Auderville, conte de Sarah Moon a été présenté dans les deux étages du moulin : au premier l’exposition photo, au second le film.

Exposition ouverte du 15 juin au 21 septembre 2019
Vernissage le 23 juin 2019

Sarah Moon a porté à l’écran cinq contes tirés du répertoire classique. Leur adaptation libre joue une partition aux accents tristes. Aucun d’entre eux ne nous propose une fin heureuse sur le mode : ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Ils nous projettent dans un espace clos où l’âge adulte abîme le souffle du désir et le merveilleux de l’enfance. La soif de découvrir et de vivre l’interdit qui anime ses héroïnes, que ce soit Le chaperon noir, la nouvelle mariée du Fil Rouge ou La Sirène d’Auderville, les condamne à une vie éphémère. L’arme du crime – la prédation, la perversité ou l’indifférence – est brandie par celui-là même qui incarne leur mystérieux objet du désir. Si le cinéma est l’art de l’illusion, la petite musique distillée par ces contes est une variation sur le thème de la désillusion.

L’action se situe dans un univers délabré – friches industrielles, entrepôts où opèrent des trafiquants d’organes, places désertées où se célèbrent des noces macabres – et le peu de lumière qu’il nous est donné à voir, git dans des flaques d’ombres, comme si la couleur avait fui ce monde (…) La texture filmique est aussi dense que l’étau qui broie les destins. Elle ne laisse apparaître nulle lueur d’espoir, nul éclat de joie.

Les films de Sarah Moon comme sa production photographique sont l’œuvre d’une voyante.

Lorsque son œil capture un visage, un fragment de paysage, un corps en mouvement ou statufié et qu’advient une photographie, celle-ci ajoute à leur simple représentation une dimension onirique qui libère les imaginaires. Ses photographies sont pour la plupart la première image d’une histoire qui reste à écrire. Lorsqu’elle s’approprie et adapte un texte littéraire pour en faire un film, elle nous transporte dans une sphère où le désir et l’innocence brûlent de mille feux avant de se consumer au contact de la réalité. Tout est dit par avance, l’intrigue se disperse sur les landes infinies de l’empire de l’émotion. Seule demeure la fine corde sensible qui agite le réel alors que le Monde dans sa course folle qui le conduit à son propre anéantissement, s’escrime à en étouffer les vibrations.

José Chidlovsky

samedi
06 / 07
/ 2019

Cinécyclo

Itinérance en Région Centre-Val de Loire

Au Moulin de la Fontaine le 6 juillet 2019

Le Cinécyclo s’est installé un soir d’été étoilé dans le jardin du moulin pour une projection nocturne. Quelques volontaires ont pédalé. Le public a pu découvrir une série de courts métrages de fiction, de documentaires et de films d’animation autour de thématiques engagées.

Le Cinécyclo est un concept unique alliant aventure, diffusion culturelle, sensibilisation environnementale et développement durable. Sa pièce maîtresse est une station de diffusion vidéo mobile, écologique et électriquement autonome. Elle fonctionne à l’énergie humaine (générateur à pédales) et peut se déployer n’importe où.

Suite à l’aventure pilote Tour du Sénégal 2015–2016 (plus de 3 000 km parcourus, 101 projections, 1 2000 spectateurs et 12 partenaires locaux), Cinécyclo s’est engagé sur le long terme avec le développement de différents pôles : Aventure internationale, Énergie et innovation, Solidarité internationale et Sensibilisation et transmission.

+ d’infos :
www.cinecyclo.com

du 21 / 09
au 27 / 10
/ 2019

Le Labyrinthe de Zone i

Une création Land art par Jean-Philippe Mauchien.

Vernissage le 21 septembre 2019

Zone i a invité l’artiste vendômois Jean-Philippe Mauchien à la construction d’une œuvre Land art.

Le labyrinthe a été entièrement créé à partir de portes, volets, fenêtres et miroirs récupérés dans les dépendances du Moulin de la Fontaine.

Un appel à don de matériaux, relayé par la presse locale, est venu compléter les 280 mètres de dédale et un partenariat avec les peintures Farrow and Ball a permis de donner une couleur joyeuse au projet. Projet fou qui n’aurait jamais vu le jour sans l’énergie de nombreux bénévoles… merci à eux !

Vous entrez ici en zone infini. Infini, car il y a un nombre de portes, fenêtres, volets et persiennes que nous avons compté et recompté à maintes reprises sans jamais s’arrêter sur un chiffre. Infini, car l’œuvre de Jean-Philippe Mauchien dont vous allez découvrir les moindres recoins, n’est volontairement pas finie et est destinée à muter. Bientôt la nature reprendra ses droits. Les plantes grimperont vers la lumière, l’eau et l’air feront leur travail. Les visiteurs chemineront, creuseront des sillons. Des portes, des passages s’ouvriront peut-être? Mais que savons-nous de ce que deviendra le Labyrinthe? Le travail de l’artiste dans l’environnement, la nature, le temps qui passe et le temps qu’il fait, sont partie intégrante de ce travail: c’est une œuvre tellurique et un acte collectif en quelque sorte.

Chaque porte vous conte son histoire. Elles gardent enfermées les traces d’un passé.

Il s’agit d’un labyrinthe existentiel, vous vous rencontrerez peut-être…libre à chacun d’y vivre un voyage intérieur. Et renaître, tel un narcisse contemporain qui interroge sa présence au monde.

Mat Jacob & Monica Santos

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Jean-Philippe Mauchien

Artiste vendômois, tour à tour dessinateur, bricoleur, photographe, éleveur de chèvres, graphiste, architecte et paysagiste, Jean-Philippe Mauchien explore dans ces différentes pratiques les liens entre l’Homme et la nature. Passionné par les volumes et les espaces, il interroge ses divers champs d’activité avec un mélange de rusticité et d’élégance. (Philippe Bertomier)

samedi
12 /10
/ 2019

Zone i.mpro

Le labyrinthe a ouvert ses portes à l’improvisation le 12 octobre 2019, en musique avec Marie Denizot, Pierre Lambla et Jaime Chao. Aux arts visuels avec Alexios Tjoyas, Seba Lallemenad, et HPO. Une lecture de Dr Bugs, Nicole Gauvin, et la librairie Tintinnambulante.

Merci à tous nos partenaires 2019

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